Voici enfin le n°20 tant attendu dont le succès fut tel qu'il fut rapidement épuisé (le numéro :
pas le succès !)....
Le Pr Duglaireux a donc été puiser dans le porte-monnaie de sa grand-mère pour financer la republication de ce numéro de légende qui s'attaque aux croyances farfelues sur l'influence de la Lune sur
l'oignon de ma soeur ou le dentier de mon grand-père (vous comprendrez tout en lisant !).
Notre époque est au matérialisme.
De ce fait, de plus en plus nombreux semble-t-il, sont celles et ceux qui se réfugient dans des spiritualités douteuses, prenant des
messies pour des lanternes… au risque de se brûler.
L’essor de sectes, de « spiritualités » bizarroïdes (« new age », rites d’indiens d’Amérique copiés par des
occidentaux, retour à l’adoration des anciens dieux grecs, etc.), du retour aux religions (renouveau des pèlerinages, etc.) et autres pensées bouddhistes, me fait craindre que le découragement
des uns et l’illumination ou le lavage de cerveau des autres n’enrichisse que des gourous-escrocs et des vendeurs de papiers…
Comme écrivit finement le non-regretté Ron L. Hubbard qui fonda la « scientologie » et son église : « si vous
voulez gagner de l’argent, créez une religion ! ».
Les pseudo sciences enrichissent des milliers de cabinets de consultants en astrologie, en graphologie, en morphopsychologie… des
entrepreneurs paient pour recruter, pour décider de la stratégie de leur entreprise… chaque président français jusqu’à Chirac inclus a consulté discrètement des astrologues (Sarko : trop tôt
pour savoir).
Jusqu’au jardinage ou à l’obstétrique on rameute le ban et l’arrière-ban des charlatans qui invoquent les « traditions » (qui
varient d’1 pays à l’autre et se contredisent), la « sagesse populaire » (qui n’aime ni les femmes et les hommes roux ni les chats noirs), les « coutumes » (on cloue bien des
chouettes sur les portes de grange pour faire fuir le « mal »), l’antiquité mésopotamienne, chinoise, grecque, égyptienne…
je vais donc me mettre à dos pas mal de gens parce qu’il est plus facile de verser dans la « croyance », la
« superstition » et le « café du commerce » que de regarder les faits (pas les fées) en face : nombre d’esprits humains admettent plus facilement 1 mensonge évident qu’1
vérité qu’il faut aller chercher avec peine…
voici donc la BÊTE qu’il faut combattre :
1) LA LUNE ET LES PATATES…
Extrait :
« Jadis les paysans
de tous les pays observaient la Lune avant de semer, de récolter, de couper des arbres ou de les tailler, de vendanger et de mettre le vin en bouteille, d'accoupler les animaux ou de tuer le
cochon,... Tout cela se perd, car le productivisme agricole et la course effrénée au profit ne tient plus compte de ces éléments essentiels ; aujourd'hui on « dope » chimiquement. Il
reste heureusement quelques agriculteurs Bio pour suivre la voie tracée par leurs ancêtres.
Alors comment jardiner en
tenant compte des phases lunaires ?
- La LUNE
CROISSANTE : est la période qui s'écoule entre la Nouvelle Lune et la Pleine Lune ; c'est l'époque où chaque nuit le croissant s'agrandit, avant de commencer à diminuer
en abordant la PHASE DÉCROISSANTE.
- La LUNE MONTANTE
: est un phénomène qui se produit durant une période où son orbite est chaque jour plus élevée que la veille. Dans la période DESCENDANTE, elle est dans le cas
inverse.
Dans un précédent article
nous vous avions donné déjà quelques indications à ce sujet.
Rappelons encore que la
sève monte et descend avec la Lune. En Lune Montante, la sève est surtout dans la partie supérieure des végétaux, en Lune Descendante, elle est plutôt dans la partie
inférieure.
Quelques exemples
:
- faire les confitures et
les conserves en lune décroissante
- mettre le vin en
bouteille en lune décroissante
- dégermer les pommes de
terre en lune décroissante et descendante
- couper le bois en lune
descendante
- ne jamais travailler
une ruche lorsque la lune est en signe d'eau
- cueillir les
champignons en lune croissante
- ne pas tondre le gazon
en lune montante
- greffer en lune
montante
- faire l'épandage du
fumier en lune descendante
- faire le repiquage en
lune descendante
Pour ceux qui auront eu
la sagesse de faire leurs semis de tomates à la lune montante et croissante (mi-mars en godets à l'abri) il faudra replanter si possible à la lune descendante et croissante (de la mi-mai à début
juin) les meilleurs jours en fonction de la lune 11-12 21-22 mai et 29-30 mai puis 7-8-9 juin. »
(ceci est extrait de : www.aci-multimedia.net)
Pour désigner les rythmes annuel, mensuel, quotidien, un manuel de jardinage (avec la Lune) édité chez Rustica parle de
« respiration ».
On peut y lire :
« La Terre respire
selon trois rythmes : une respiration annuelle conduite par le Soleil ; une respiration mensuelle rythmée par la Lune ; une respiration quotidienne, celle de jour et de la
nuit. »
Le mélange de l’anthropomorphisme et de l’astrologie donne des résultats bien curieux…
En lisant ces extraits, on retourne aux siècles passés où l’on clouait les chouettes et les chats noirs aux portes des granges…
Ils démontrent, entre autres, une méconnaissance phénoménale de l’astronomie, compte tenu de l’ensemble des forces qui s’exercent dans
le cosmos, et de la dizaine de mouvements qui affectent la Terre (outre la rotation sur elle-même et la révolution autour du Soleil).
Une alliance efficace
Le jardinage avec la Lune assure son succès grâce à une alliance entre trois concepts : le concept du Tout (l’univers) auquel nous
serions liés, l’influence astrale, et le culte de Bonne Mère Nature. Cette pratique a encore de beaux jours devant elle grâce à une forme d’écologie « douce-rêveuse » très en
vogue dont le credo est de renouer des liens perdus. Saurons-nous un jour respecter l’environnement et réfléchir à notre place dans la nature, sans tomber aussitôt dans le mysticisme ?
ou un délire digne des Marx Brothers ?
http://doutagogo.over-blog.com/5-categorie-1241022.html
Autre exemple…
Voici ce qu'on peut trouver dans un hebdomadaire de jardinage :
« Semer en lune
montante favorise l'ascension de la sève dans la partie aérienne des plantes, pour que les graines germent et se développent. Durant cette phase lunaire, travaillez le sol qui doit accueillir les
futurs semis, parce qu'il est alors plus réceptif aux influences du ciel. »
« Semer, bouturer,
tailler, des gestes importants qui ont besoin d'exactitude, d'attention, de précision pour réussir. Autant mettre toutes les chances de son côté en les effectuant sous l'influence de la lune.
Tour à tour montant puis descendant, l'astre lunaire se déplace devant les constellations zodiacales et exerce une influence variable sur les plantes. » (même l'astrologie est de
la fête ! mais est-ce une surprise ?)
Le Ciel… puissance bien mystérieuse dont on a du mal à définir les contours… divinités invisibles ? dans l’atmosphère ?
au-delà de l’atmosphère ? une force qui viendrait de quelle distance ?... une force d’attraction qui aurait donc le pouvoir d’arracher les oignons de la terre et de les
faire sauter directement dans la poêle ?... mais pas n’importe quand : l’orbite elliptique de la Lune fait varier le rayon d’environ 30 000 kilomètres… mais à plus de 350 000
kilomètres de distance ça ne ferait pas plus pousser un radis qu’une citrouille… mais ça fait sortir les gourdes.
Les plantes étant essentiellement composées d'eau, l'attraction lunaire aurait le pouvoir de faire monter la sève et aider la
pousse…
Mais qu'en est-il de l'attraction terrestre autrement plus importante qui devrait les plaquer au sol ? La contradiction ne dérange pas
nos jardiniers mystiques ou poètes qui nous chantent leur ode à Séléné.
Avez-vous déjà remarqué votre verre d'eau ou votre piscine se mettant à déborder les soirs de pleine Lune sous la puissance de
l’attraction lunaire ? Nous y reviendrons plus bas… ainsi que sur le phénomène des placentas sauteurs également les soirs de pleine Lune…
Lune montante, Lune descendante
Le plan de l'orbite de la Lune est incliné de 5°9' sur le plan de l'écliptique. En conséquence, pendant sa révolution sidérale (environ
27,3 jours), la Lune passe alternativement d'un côté à l'autre du plan de l'écliptique en franchissant les nœuds, d'où les expressions « lune ascendante » (ou montante) et « lune
descendante ».
Il faut encore tenir compte de la hauteur de l’écliptique au dessus de l’horizon qui varie constamment du fait des mouvements diurne et
annuel de la Terre. De ce fait, une lune ascendante peut culminer à une hauteur plus basse que la position la plus basse d’une lune descendante et vice-versa !
Outre le fait qu'il est assez cocasse de constater le rapport qui est fait entre Lune « montante » et « ascension »
de la sève, tous deux faisant référence au verbe « monter », on observe à nouveau la confusion entre Lune montante et phase. Par ailleurs, par rapport à la Terre, la Lune ni ne monte
ni ne descend, elle tourne autour tout simplement !
Les notions d’effet de marée ou de Lune montante et descendante ne présentent donc aucun intérêt : que ce soit pour le jardinage,
l'émondage ou... la coupe des cheveux… sauf à couper les cheveux en quatre ?
Cela n’empêche pas de nombreuses revues de jardinage, ou almanachs « bio-dynamiques », de proposer des règles à respecter pour « bien jardiner avec la lune ».
Le problème, c’est qu’en les examinant de près on constate que ces règles se contredisent, et varient d'une région à l'autre.
Les convaincus de la « bio-dynamique lunaire » objecteront :
« Mais enfin,
pourquoi diable remettre en cause ces pratiques traditionnelles alors qu’elles sont issues d’une expérience multimillénaire en jardinage ? ».
Parce que les expériences en laboratoire dans des conditions rigoureusement contrôlées ne valident pas ces pratiques, et jusqu'à
présent la science agronomique n'en a homologué aucune.
Une tradition (ou soi-disant « tradition » parfois), même millénaire, ne saurait remplacer la méthodologie
scientifique.
Et puisque l’histoire passionne nos jardiniers « lunaires » qui se targuent de la revendiquer pour s'appuyer sur des
affirmations datant de plusieurs siècles, précisons ceci : dès la fin du XVIIe siècle, Jean-Baptiste La Quintinie (1626-1688), jardinier de Louis XIV et directeur de tous les
jardins fruitiers et potagers royaux, met en évidence l'absence d'influence de la Lune sur la croissance des végétaux (Instructions pour les jardins fruitiers et potagers,
1690).
http://pfz.free.fr/Lune_hommes/lune_hommes.htm
2) LA LUNE ET MA PISCINE
Tout jardinier « lunaire » vous dira que, la force de gravité de la Lune agissant sur les eaux terrestres en provoquant les marées, elle doit aussi être
efficiente sur le potager, puisque les plantes sont gorgées d’eau. Pourtant, on peut lui répondre que cette force de gravité est universelle, qu’elle agit tout autant sur la matière solide.
Tout objet contenant de l’eau devrait alors déborder, ce qui n’est pas le cas.
Quand Pépé laisse son dentier au fond du verre d’eau le soir le pleine Lune, il ne retrouve pas le dentier à l’air dans le verre avec
plein de flotte sur la table de nuit… ou c’est qu’il a claqué des dents en dormant…
La Lune prend d’ailleurs des allures différentes selon la météo, ce qui peut être un guide pour connaître l’état de l’air.
Le meilleur exemple en est la Lune rousse. La pleine Lune de fin avril-début mai intervient alors que les journées peuvent déjà être
chaudes et les gelées matinales fréquentes. C’est le contraste de température entre la journée et la nuit, et non la Lune elle-même, qui brûle les jeunes plants.
La pleine Lune apparaît alors un peu rougeoyante grâce à l’atmosphère surchargée qui joue le rôle de filtre. Ses molécules absorbent le
bleu et le vert, mais laissent passer le rouge. La pleine Lune est d’ailleurs rouge ou rousse à chaque fois que l’atmosphère est saturée de poussières, d’humidité, ou de turbulence de chaleur (en
été), en particulier à son lever, car les rayons lumineux très obliques ont alors la partie la plus longue de l’atmosphère à traverser : l’horizon.
Forces de gravitation et de marée
L’influence de la Lune sur le phénomène des marées est souvent utilisée pour tenter d’expliquer certaines influences sur les êtres
humains et les végétaux :
« du fait qu’ils
contiennent jusqu’à 80% d’eau ».
Or, c'est faire abstraction de l'échelle des choses.
L'effet des marées est la conséquence de la force gravitationnelle lunaire mais celle-ci produit ses effets sur Terre uniquement sur
des objets dont la masse est très importante comme les océans ou la croûte terrestre, alors que cette force gravitationnelle lunaire est nulle sur des objets aussi minuscules que peuvent
l'être les êtres humains ou les animaux.
La « sagesse populaire » qui prétendra que « qui peut le plus peut le moins » n’est pas allée suffisamment en cours de physique.
On peut d'ailleurs constater que les mers fermées (donc plus petites que les grands océans) n'ont pas de marées (ou insignifiantes)
malgré leur surface et leur masse autrement plus importantes que celles d'un individu !
Les calculs montrent que la montagne, la Tour Eiffel et le médecin exercent une force de marée sur l’être humain respectivement
100 000, 1600 et 80 000 fois plus importante que la Lune !
(lire : http://charlatans.free.fr]
Ceci est évidemment tout aussi vrai pour les animaux ou pour les plantes.
À partir de là, on peut comprendre que les pseudo-théories qui associent présence d’eau dans les corps (ou de sève dans les végétaux)
et position de la Lune ne peuvent être que fantaisistes… poétiques peut-être (quoi que cette « poésie » là ne soit pas à mon goût) mais totalement fantaisistes… comme écrites par les
Marx Brothers.
Exit donc l’influence de la Lune sur le liquide…
Comparons maintenant les forces de gravitation et de marée exercées sur un être humain par la Lune, le Soleil, et les planètes
proches : pour chaque astre, les valeurs sont calculées à partir de sa masse (M) et de sa distance à la Terre (d), sachant que :
- la force gravitationnelle est proportionnelle à M/d2,
- la force de marée est proportionnelle à M/d3
[source : observatoire de Paris http://www.obspm.fr/savoirs/contrib/contrib.fr]
D’après ces calculs, on constate que l’intensité de la force de gravitation exercée par le Soleil à la surface de la Terre est 200 fois
plus grande que celle exercée par la Lune qui décidemment ne fait pas le poids ! La force de marée étant quant à elle de moitié.
3) LA LUNE ET LE MYSTÈRE DES PLACENTAS SAUTEURS…
LA LUNE ET LES NAISSANCES
D'aucuns affirment que la Lune agirait sur le liquide amniotique de la mère, provoquant la perte des eaux et l'accouchement. Ce serait
pour cette raison que l'on assiste à un plus grand nombre de naissances au moment des changements de phase lunaire...
Or, cette dernière affirmation est totalement fausse !
Toutes les enquêtes statistiques sérieuses faites dans les maternités prouvent sans équivoque qu’il n’y a pas plus de naissances les
jours de pleine lune ou de nouvelle lune que n’importe quel autre jour du mois (enquête Criss et Marcum réalisée sur 140.000 naissances à New York, 1968 ; enquête de Guillon, Lanzac et
Soutoul portant sur 5.927.978 naissances en France entre 1968 et 1974).
Une explication fausse (l’effet de marée) pour un phénomène inexistant (pic de naissances aux changements de phase lunaire), ne
serait-ce pas là le comble de l’absurde ?!!
Bien que l’analyse statistique prouve le contraire, la plupart des personnes travaillant dans une maternité ou un commissariat de
police restent persuadées que l’activité est plus intense les nuits de pleine Lune.
Il s’agit là de ce que les psychologues nomment biais de confirmation : chacun a tendance à noter et à rechercher ce
qui confirme ses croyances, et à ignorer, ou sous-estimer l'importance de ce qui les contredit.
http://pfz.free.fr/Lune_hommes/lune_hommes.htm
En fait, certaines expériences, ou plutôt études, ont bien été menées afin de quantifier l'influence de la Lune sur les
naissances.
Il suffisait pour ce faire de tout simplement relever les jours de pleine Lune et de les comparer au registre des naissances d'une ou
plusieurs maternités données.
1) Une de ces études, datant de 1984, a porté sur un total de 3324 naissances relevées dans deux hôpitaux de Montréal durant une
période de 16 mois ; les résultats furent sans appel : aucune augmentation ne fut notée ni pendant les jours de pleine Lune, ni pendant les jours précédents ou suivants les nuits de pleine
Lune.
2) Une étude américaine publiée en 1967 relevant les naissances entre 1948 et 1957 et entre 1961 et 1963 fut sans résultats probants
pour les partisans des naissances lunaires, elle fut plutôt même contradictoires. Et comme tout phénomène auto-alimenté et non réfléchi (surtout quand on est dans la Lune) lorsqu'une journée est
bien chargée dans une maternité, le personnel hospitalier, ou les patients eux-mêmes, affirment, sans parfois l'avoir vérifié, qu'il s'agit d'une nuit de pleine Lune, tandis que lorsque que l'on
prend le temps de vérifier et qu'on s'aperçoit que ce n'était pas le cas, l'incident est clos et on oublie pour ne retenir que les jours/nuits où la Lune était effectivement présente. Le
témoignage humain étant ce qu'il est, peu fiable, seul un relevé détaillé peut faire la différence et offrir des données qui puissent être considérées avec toute l'objectivité nécessaire pour
faire la chasse aux idées reçues.
3) D'autres enquêtes statistiques sont venues conforter les doutes du pouvoir accoucheur de la Lune comme celle de Criss et Marcum
réalisée sur 140 000 naissances à New York au cours de l'année 1968 qui, eux, préféraient le dernier quartier…
4) celle de Ducher sur les naissances françaises entre janvier 1970 et décembre 1975 plus sensibles à la nouvelle lune…
5) et celle de Guillon, Lanzac et Soutoul portant sur 5 927 978 naissances en France entre 1968 et 1974 qui ne profita pas non plus à
la pleine Lune.
Le mythe tire sans doute son origine d'une association avec le sexe féminin, elle-même probablement basée sur une analogie rapide
entre le cycle lunaire et le cycle menstruel de la femme, qui pourtant ne s'accordent pas.
http://charlatans.info/lunatic.shtml
Depuis de nombreuses années, la plupart des études suggèrent que les phases de la lune n’ont pas d’influence sur les activités
humaines. Cette semaine encore, un article du New York Times cite une des dernières recherches qui s’intéressait à l’influence possible de la pleine lune sur la fréquence des
naissances.
Parue dans le «Journal américain d’obstétrique et de gynécologie» (The American Journal of Obstetrics and Gynecology), cette
étude compilait des données sur plus d’un demi-million de naissances survenues en Caroline du Nord entre 1997 et 2001. Conclusion: il n’y a pas de corrélation (de lien) entre le taux de
naissances et les phases de la Lune.
Le même article indique également qu’un autre article du Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterre (The New England Journal of
Medicine) parvient aux mêmes conclusions.
http://www.blogparanormal.com/?p=26
4) LA LUNE N’EST PAS LA RÈGLE…
Pour ceux qui prétendent voir une origine lunaire dans le cycle menstruel de la femme, qui est en moyenne de 28 jours, que l'on
s'empresse d'associer aux 29.53 jours que dure une lunaison...
Sauf que le cycle de la femme peut varier de 24 à 35 jours, et que 28 ce n'est pas 29.53. René Siffointe, dans un article dans
l'astronomie (vol. 112, nov-déc 1998) rajoute : « Associer les femmes à des sacs de ciment (en moyenne, la masse d'une femme est proche de celle d'un sac de ciment de 50 kg) est aussi sage
qu'associer son cycle menstruel à celui de la Lune, uniquement sur une coïncidence approximative des durées. »
Mais il est vrai que nombre de coïncidences numérologiques sont à l'origine de nombre de croyances toutes plus infondées les unes que
les autres.
http://voie-lactee.over-blog.com/article-2896834-6.html
Donc à retenir : la durée du cycle est de 24 à 35 jours, celui-ci n'est pas en phase avec la lune, sinon toutes les femme
ovuleraient en même temps !…
5) LA LUNE EST FOLLE…
CROYANCES LIEES A L'ASPECT DU DISQUE LUNAIRE
Chez mes collègues de la rédaction, les soirs de pleine Lune sont toujours abordés avec appréhension. Avec l'assurance de vieux
fermiers prédisant la pluie avec leurs rhumatismes, journalistes et chefs de pupitre prédisent ces soirs-là un déferlement de crimes, de signalements d'OVNI et d'appels de
"lunatiques".
Cette croyance n'est pas propre aux journalistes. Policiers et ambulanciers sont aussi largement convaincus qu'il se passe quelque
chose les soirs de pleine Lune, qui augmente le nombre de leurs interventions.
En fait, la croyance est tellement répandue que de nombreuses études scientifiques ont été menées sur le sujet. Elles n'ont jamais
démontré grand chose... à part la vigueur de cette folklorique légende.
En 1982, une étude américaine avait pourtant effectivement relevé un nombre supérieur d'accidents et de violations du code de la route
durant les soirs de pleine Lune.
L'étude devait pourtant être mise en pièces par d'autres scientifiques puisque durant la période examinée par les chercheurs, les soirs
de pleine Lune étaient presque toujours tombés les week-end, là où il y a toujours plus d'accidents.
D'autres études ont parfois démontré une légère hausse de meurtres ces soirs-là, mais encore une fois, leur méthodologie restait trop
douteuse pour tirer de vraies conclusions.
En 1985, une étude (Rotton et Kelly) a même fait une analyse de 37 études sur le supposé « effet lunaire » sur le
comportement humain (crimes, suicides, admissions en psychiatrie, etc.). Résultat : une variation de l'ordre de 3 centièmes de 1 %. Un chiffre plutôt insignifiant, trop insignifiant en fait pour
indiquer la moindre variation tangible.
La folie de la pleine Lune – par Michel
Marsolais
Première parution: Le Journal de Montréal, dimanche 9 novembre 1997.
Pleine Lune et nouvelle Lune seraient responsables de diverses influences sur notre comportement : insomnies, suicides, accidents,
urgences psychiatriques, homicides…
Comme pour les naissances (cf. plus haut), des études ont montré qu’il n’existe pas de corrélation entre la phase de la
lune et le nombre de cas relevés dans les hôpitaux et dans les commissariats.
Un schéma identique se retrouve chez les personnes souffrant d'insomnies, affirmant qu'il s'agissait sans doute aucun d'un soir de
pleine Lune, chose qui, si elle s'avère vraie, n'efface pas pour autant toutes ces nuits d'insomnies sans Lune !
Pour comparer et tirer des conclusions, mieux vaut ici aussi avoir des chiffres fiables et des relevés objectifs.
Rien de plus simple, il suffirait de relever pendant un laps de temps assez long ces nuits d'insomnies, leur durée et les comparer aux
nuits d'insomnies sans pleine Lune.
Pour bien faire, il faudrait en plus bien prendre soin de ne pas regarder le calendrier pour ne pas savoir quand les pleines Lune
auront lieu pour ne pas être influencé, et faire la même chose en relevant les nuits de pleine Lune sans insomnies.
En 1996, a été publié un article dans la revue Skeptical Inquirer au sujet du taux d'agressions et d'homicides les soirs de
pleine lune, titré "The Moon Was Full and Nothing Happened (La Lune était pleine et il ne s'est rien passé)". Selon les auteurs : « Les phases de la lune ne représenteraient
pas plus de trois centièmes de 1% de la variabilité des comportements qualifiés de "folie", un chiffre trop minime pour être d'une valeur ou d'une signification réelles. »
http://charlatans.info/lunatic.shtml
6) LA LUNE et MON SLIP…
Dans la même veine, les affirmations selon lesquelles la Lune décolorerait les vêtements laissés sur le fil à linge une nuit bien
éclairée, voire les rideaux ou même les carrosseries de véhicules à force d'exposition lunaire restent tout aussi infondées.
Il faut savoir que lors de sa phase visible, la Lune ne réfléchit que 8,3 % de la lumière qu'elle reçoit du Soleil, ce qui est bien peu
face à la capacité de nuire du Soleil en pleine journée par l'émission d'ultraviolets autrement plus conséquents, et ce malgré l'action nocturne du peroxyde d'hydrogène qui peut nuire aux
couleurs du linge, sachant que c'est bien ce dernier qui peut décolorer, associé au reflet de la lumière solaire sur la lune, et non pas l'action de la lune en soi.
http://charlatans.info/lunatic.shtml
7) LA LUNE… SOIT ! MAIS LA MÉTÉO ?...
Là encore, les suites d'observations, enregistrées depuis plus d'un siècle, jour après jour, par les différents services
météorologiques, n'ont pas permis d'établir un lien entre la phase de la Lune et les phénomènes météorologiques.
D'ailleurs, la date de nouvelle Lune ou de pleine Lune est identique pour la Terre entière, tandis qu'une dépression peut mettre cinq
jours pour se déplacer du Nord de l'Écosse jusqu'au fond de la Baltique, entraînant des variations diverses sur toute l’Europe… mais pas forcément en Australie !
http://pfz.free.fr/Lune_hommes/lune_hommes.htm
Autrement dit : bien luné, mal luné… ça n’aura rien à voir avec notre cher satellite !
c'est vous qui le dites !